Mende (48)

Posté par villagesenfrance le 24 novembre 2009

Mende
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Au cœur de la Lozère, dans la haute vallée d’Olt, l’ancienne capitale du Gévaudan prend soin de ses multiples attraits pour mieux les partager.

Certains lui trouvent un air austère avec ses toits gris en lauze de schiste et ses ruelles pavées. Une austérité qu’accentuerait son enclavement entre le mont Mirat, les plateaux de la Margeride, l’Aubrac, et le Mont Lozère. Pourtant cette situation géographique en fait le centre de départ idéal à la découverte des Causses et des Cévennes, sans oublier, au Sud, les gorges du Tarn, de la Jonte et de la vallée du Lot. Mais elle ne suffit pas à expliquer l’intérêt touristique de la ville : blottie autour de sa cathédrale, Mende recèle des richesses qui lui ont valu l’obtention du label Ville et Pays d’Art et d’Histoire.

Bourgade à l’époque romaine du nom de « Viculus Mimatensis ». L’extension de la ville intervint au 3ème : l’évêque Saint-Privat, pourchassé par les barbares, vint se réfugier à Mende où il fut tué; les grottes qu’il occupait et l’endroit où il fut enterré devinrent des lieux de pèlerinage autour desquels la ville se développa.

En 1161, Aldebert se fit octroyer une charte lui conférant la suzeraineté sur le Gévaudan; mais il dut lutter contre les seigneurs et entoura alors la ville de fortifications. Un acte de paréage fut néanmoins signé en 1307 par l’évêque avec Philippe-le-Bel et la ville devint la capitale civile et religieuse du Gévaudan. La cathédrale, ses clochers fraîchement construits et la « non pareille » – une cloche aux dimensions uniques dont seul demeure le battant qui pèse à lui seul 470 kg et qui est exposé à l’intérieur de la cathédrale – sont détruits en 1581. La Révolution met définitivement fin à l’autorité épiscopale. Mende devient le chef-lieu du département de la Lozère. L’extinction de l’industrie textile au XIXe et XXe siècle en a fait une cité commerciale et administrative qui a décidé d’exploiter ses atouts pour affirmer une vocation touristique. Au 19ème Mende fut essentiellement un centre administratif où se développèrent quelques industries.

C’est un excellent point de départ pour visiter la région des Grands Causses et les Gorges du Tarn. Sa Cathédrale, construite au XIV° siècle (clocher du XVI°), possédait autrefois la plus grande cloche de la chrétienté, la Non Pareille. Détruite en 1579 pendant les guerres de Religion par les troupes protestantes du capitaine Merle, il n’en reste plus aujourd’hui que le battant, haut de 2,15m. Le Pont Notre-Dame, du XIV° siècle, a toujours résisté aux violentes crues du Lot grâce à la large ouverture de son arche centrale.

De Mende, en empruntant la D25 vers le sud, on arrive au belvédère du mont Mimat, d’où la vue s’étend sur les monts d’Aubrac et la vallée du Lot. De là, un petit sentier conduit à l’ermitage de St Privat, plaqué sur la falaise.

Mende, la plus petite préfecture de France, est une vraie ville à la campagne blottie contre le causse et coupée en deux par le Lot, laissant d’un côté la ville historique et de l’autre les quartiers résidentiels.

Les Mendois doivent à Saint-Privat l’ermitage du mont Mimât et à Urbain V la cathédrale de Mende. Il convient alors de leur attribuer la préservation de l’ensemble de leur patrimoine architectural. En effet, à Mende on aime l’architecture, la sculpture, le beau tout simplement et on le met en avant, comme un étendard.

Les maisons patinées par les années, les ruelles pavées, les toits en lauzes de schiste constituent avec le patrimoine de la région un atout de premier ordre qu’il est important de découvrir. C’est pourquoi l’office du tourisme organise tout l’été une randonnée découverte à travers les rues de la ville ancienne et une promenade musicale la nuit autour des plus beaux monuments de la commune. Un guide est à disposition de ceux qui le souhaitent, mais des bornes suffisamment bien renseignées permettent de tout connaître du patrimoine architectural mendois.

Ni trop grande, ni trop petite, Mende offre une qualité de vie exceptionnelle, un juste équilibre entre ville et campagne qu’elle partage volontiers avec les gens de passage. Remarquablement située entre la Margeride au nord et les Causses au sud, Mende est aussi un point stratégique pour l’ensemble des visites que l’on peut faire sur le département. Mais pour en connaître tous les détails il sera nécessaire de passer quelques jours dans la capitale du Gévaudan d’autrefois et préfecture de la Lozère d’aujourd’hui.

Mende c’est aussi une des villes les sportives de France, preuve d’un dynamisme à toute épreuve. Une ville qui nourrit la juste ambition de devenir une vraie ville comme celles à qui on la compare. Une vraie ville, mais sans les contraintes de ses grandes sœurs, une ville entourée tout simplement du confort de la campagne et de l’évasion. Une pépinière d’entreprises est en voie de construction et ces dernières devraient être tournées vers les technologies des nouvelles communications. Le rattachement au réseau de ville Estelle avec Rodez, Aurillac et le Puy-en-Velay va aussi dans ce sens d’ouverture vers l’avenir, vers l’extérieur.

Enfin, histoire de lever la tête vers les étoiles, un vaste projet de complexe touristique tourné vers le ciel est en train de voir le jour. Nous devrions bientôt pouvoir observer les étoiles depuis Mimata, un centre d’observations astronomiques pourvu d’un grand télescope, situé sur le causse de Mende.

Mende, ville historique, frappée du sceau de l’histoire est résolument tournée vers l’avenir, vers l’aire moderne. Ses marchés, sa foire mensuelle, ses petits commerces traditionnels caractéristiques des petites communes ne lui retirent rien. Bien au contraire, à Mende, le commerce, comme la vie à la campagne, se fait de contact et d’amitié. Pour le reste, on a le temps de ne pas se presser.

A Mende, on veut bien vivre avant tout. Un petit séjour au pied de la tour des pénitents ou autour de la Cathédrale Saint-Privat vous permettra de vous rendre compte que Mende est réellement une ville attachante à deux pas de la campagne.

 

MENDE POINT DE DEPART D’EXCURSIONS.

Les idées de balade à proximité de la ville ne manquent pas. Plutôt patrimoine, votre choix s’orientera vers l’Ermitage de Saint Privat ou le château de Bahours érigé au XVIIe siècle sur les collines au Nord-Ouest de Mende. Le Causse de Changefège offre de beaux panoramas sur la Haute Vallée du Lot et sur Mende. En route, on remarque le « Lion de Balsiège », rocher ruiniforme qui fait partie des sites classés.

Témoignages de périodes plus reculées, une grotte, ancien habitat datant de 2500 avant J.C, transformée en chapelle, « la chapelle de San Chaousou », rappelle la présence des nombreux vestiges de la préhistoire dans la région. Le dolmen de Changefège est classé monument historique. Mais la plus grande concentration de menhirs se trouve aux Bondons : 150 menhirs et trente tertres funéraires. Plutôt nature, aventurez-vous dans la Forêt Domaniale de Mende, où les feuillus se mêlent presque pied à pied aux résineux, chênes pubescents, pins sylvestres, hêtres… un sentier d’interprétation permet aujourd’hui de découvrir l’histoire de cette fôret. A 8km de Mende, une halte s’impose au mausolée gallo romain de Lanuéjols, second monument funéraire de cette période en France, après celui de Saint Rémy de Provence.

A moins que vous ne préfériez les vastes espaces. Celui de la Margeride par exemple, transition entre le calcaire et le granit qui heurte son paysage. Entre 1000 et 1500 mètres d’altitude, landes, prairies, pâturages, ponctués de quelques forêts, sont sillonnés de nombreux ruisseaux et de petits chemins aux quelques hameaux riches en églises romanes et petits patrimoines : croix (Jean du Born), fours à pain, fontaines.. Fraîcheur et dépaysement assuré.

www.ot-mende.fr

 


De très nombreuses et remarquables architectures civiles sont à découvrir sur le site:

  • Ensemble de la vieille ville: tour des Pénitents 12ème ,restes des fortifications; rues moyennâgeuses, ruelles sinueuses, maisons à auvent et encorbellement, portes gothiques, cours à balustres, escaliers, façades et toitures, vantaux.

  • Hôtel de ville, ancien hôtel 17ème

  • Porte d’entrée de l’ancien couvent des ursulines.

  • Tour subsistant de l’ancien collège des doctrinaires

  • 6 place au Blé : porte et vantaux 18ème

  • Façades et toitures, à l’angle des rues Saint-Dominique et du Fournet.

  • Portes à vantaux 17ème et 13ème

  • Maison forte de Bahours et mur d’enceinte

  • Pont Notre-Dame 13ème

  • Fontaines du Griffon, de Soubeyran, d’Aigues-Passes.

  • Lavoir avec voûtes de la Calquière.

L’achitecture sacrée:

  • Cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Privat 14ème détruite en 1581 et rebâtie entre 1595 et 1620

  • Crypte de Saint-Privat 3ème (l’une des plus anciennes de France) contenant le tombeau de saint Privat

  • Chapelle de pénitents 17ème.

  • Croix en pierre place du Chastel, du 16ème rue du Collège, Croix de Sirvens 1639

  • Nombreux oratoires et statuettes 15ème/16ème dans les rues de la ville.

  • Ancienne synagogue 13ème: cour intérieure à 2 étages de galeries, 17 rue Notre-Dame.

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